Tags nauséeux sur la RN 57

 

Colombier. C’est une portion de route sur laquelle l’usager est amené à ralentir. Parce qu’il y a un virage, puis un vieux pont ferroviaire redouté des chauffeurs.

On est à hauteur de Colombier, sur la RN 57, peu après la sortie de Vesoul en direction de Luxeuil.

C’est là que des tags et slogans nationalistes ont été inscrits à la peinture blanche, vraisemblablement dans la nuit de samedi à dimanche, sur les glissières en béton bordant la RN 57, de part et d’autre du pont ferroviaire. Une croix fasciste est aussi peinte sous le pont.

En déplacement hors de la Haute-Saône, le maire de Colombier, Gérard Dechambenoit, s’est dit « surpris » hier après-midi par téléphone. « Pas le genre du coin », témoigne l’élu.

Les gendarmes ont dépêché une patrouille dans l’après-midi pour constater.

L’une des inscriptions mentionne le nom d’un jeune groupuscule d’extrême-droite facile d’accès sur internet. Son président, 21 ans, ex-FN, est conseiller régional de Rhône-Alpes. Il est actuellement jugé à Lyon pour menaces de mort sur un employé de bar.

« Au nationalisme de salon et à celui des internautes », prône cette organisation, « nous préférerons toujours, et de très loin, un nationalisme de terrain, celui de l’action sans concession ».
SOURCE (Est republicain)

chronique de la haine ordinaire, récit d’une agression raciste

Il y a de ça quelques semaines, j’attends le bus à alsace lorraine à Grenoble, tout comme une dizaine de personnes. Il est un peu moins de 19h. Au bout d’un moment, mon attention est captée par des intonations menaçantes sur ma gauche. Je regarde et vois deux types à l’allure fortement fasciste en train d’engrener un gars qui semble arabe (je dis « qui semble » parce qu’en tant que blanc-hes, on a tendance à catégoriser toute personne à la peau un peu plus foncée que la nôtre en tant qu’arabe. Et, en l’occurence, je n’ai strictement aucune idée du parcours de cette personne, ni même de son histoire familiale, ni de si sa famille a émigré et d’où, bref…)
Donc un des deux types, très grand et très rasé, se colle à lui dans cette attitude si ridicule qu’adoptent certains types quand il s’agit de performer la virilité : épaules en arrière, torse gonflé, babines retroussées, pointes des pieds, front contre front, enfin dans ce cas précis menton contre front. Et je l’entends dire : « qu’est ce que t’as à me regarder comme ça ? Hein ? Tu te fous de ma gueule c’est ça ? hein ? » et autres débilités du même genre. L’autre essaye de pas perdre la face et adopte la même attitude en bafouillant des trucs que j’ai pas entendu.
Et d’un coup ça part, le skin lui met une droite, le jette contre une bagnole garée dans la contre allée arrachant le rétro au passage, et l’agrippe, le tape, etc. L’autre se défend sans trop de succès. Au début des coups, j’essaye de m’interposer, puis face à l’échec je tente de tenir le deuxième rasé à distance, histoire qu’ils soient pas deux sur lui, en mode femme douce et gentille : « arrêtez, c’est débile, etc ».
Le deuxième en profite donc pour me prendre à parti : « c’est lui, il nous prend pour des skins tout ça parce qu’on a le crâne rasé et à cause de notre look, il nous a mal regardé. On est pas des fachos sinon on égorgerait des bicauds toute la journée et on le fait pas (grandiose). C’est toujours comme ça pour nous, à cause de notre apparence
_oui mais je crois qu’il vit la même chose tous les jours
_oui mais SOS racisme ça existe pas pour les blancs je te signale » ok tout est dit.
Le fameux racisme anti blanc, comme si eux n’avaient pas le choix de leur apparence, ne pouvaient pas passer à trav s’ils le voulaient tandis que lui sa peau il peut pas la laisser à la maison. Et quand on assiste à ce genre de choses et à toutes les petites racismeries du quotidien, on a du mal à considérer la révolte de ceux qui les subissent comme l’égal de ce qu’ils se prennent dans la geule. Ne pas confondre riposte et oppression.
Bref entre temps, les coups se sont calmés et on reprend la pose du mâle dominant toujours sur le même mode, avec une marque de coup à l’arcade en plus pour l’agressé :
« tu nous prend pour des fachos c’est ça ? Faut pas se foutre de notre gueule c’est tout …
_écoute, je sais pas si t’es facho ou pas, je m’en fous, frère.
_je suis pas ton frère ! je suis pas ton frère ! »
Bon et je sais plus comment mais ça finit pas redescendre et les deux s’en vont en disant « de toute façon, on est à grenoble, on se recroisera, t’inquiète »

Je retourne attendre mon bus. Tout ça s’est évidemment passé très vite. Aucune des personnes présentes à l’arrêt de bus n’a réagi sur le moment. Le type qui s’est fait agressé finit par partir en courant.
Et peu après des personnes sortent d’un immeuble, font le tour de la voiture et se lamentent sur leur rétro comme si leur vie était foutue.
Pendant ce temps, des dames aux allures tout à fait respectables me disent qu’il aurait pas dû les regarder aussi, que ça se voyait qu’ils attendaient la provocation. Je m’énerve un peu (d’autant que l’adrénaline retombe et que je commence à trembler de partout) en disant que si maintenant c’est de notre faute quand on se fait taper parce qu’il fallait pas regarder… ou quelque chose dans le genre, bref.
Puis une des personnes sorties de l’immeuble vient me demander si je connais ceux qui se sont battus, je dis que non, elle a un air incrédule deux secondes puis me répond que j’ai pris des risques à m’interposer comme ça quand même, qu’il aurait pu m’arriver quelque chose. Je réponds que j’aime pas voir les gens se faire taper sans raison. « ben oui mais même »
Sur ce, les dames respectables se lamentent : « on bosse toute notre vie pour avoir des choses, tout ça pour que des gens comme eux nous les cassent, y’en a marre… »
Le bus arrive…

Entre deux arrêts, je me dis que j’aurais dû faire remarquer qu’ils ne s’étaient pas battus mais qu’il s’agissait bien d’une agression raciste.

Les fachos-qui-n’-étaient-pas-des-fachos-mais-des-victimes-de-discrimination portaient des lunettes de soleil, des vestes sans manches en cuir avec das patchs iron skills, de nombreux tatouages que j’ai pas pu mémoriser.

SOURCE Indy Grenoble

Violence homophobe: les jours de la victime ne sont plus en danger

Les jours de l’homme de 35 ans, originaire de Kruishoutem (Flandre orientale), qui avait été agressé par deux frères âgés de 19 et 28 ans dans la nuit de mercredi à jeudi dans un café à Alost, pour un motif d’homophobie, ne sont plus en danger, a-t-on appris auprès du parquet de Termonde.

Les faits se sont déroulés vers 01h45 dans le café « Kelly’s » situé sur la Statieplein.

Deux frères, âgés de 19 et 28 ans, ont porté des coups à deux hommes, s’aidant notamment de chaises et d’une queue de billard. Les victimes ont été agressées alors qu’elles venaient de répondre par l’affirmative à la question de savoir si elles étaient homosexuelles, selon les premières déclarations recueillies.

L’un des deux hommes, âgé de 35 ans et originaire de Kruishoutem, grièvement blessé, avait été transporté dans un état critique à l’hôpital. Il ne se trouve plus dans le coma et le danger de mort est écarté, a précisé le parquet jeudi en fin de journée. L’homme n’a toutefois pas encore pu être interrogé. L’autre victime, un Alostois de 55 ans, avait pu rentrer chez elle après avoir reçu des soins.

Les frères, déjà connus de la justice, ont été placés jeudi après-midi sous mandat d’arrêt pour coups et blessures volontaires motivés par l’homophobie, une circonstance aggravante. Ils risquent jusqu’à deux ans de prison.

SOURCE (7/7)

Prison ferme pour une agression homophobe

Un homme de 22 ans a été condamné par le tribunal correctionnel de Marseille à la suite d’une agression homophobe ayant eu lieu dans la nuit du 23 au 24 juillet 2011 sur un parking près de Saint-Charles, à Marseille. La victime avait donné rendez-vous à son interlocuteur rencontré sur un site internet homosexuel. Mohamed Benefissa, avait ensuite porté des coups à sa victime en lui dérobant sacoche, téléphone portable et clés de voiture.

Le parquet a retenu la qualification de « vol aggravé avec trois circonstances » : la réunion, les violences et l’orientation sexuelle de la victime. Le procureur Lezer avait requis la même peine que celle qui a été prononcée, soit 18 mois de prison ferme.

La défense a fait valoir que le mis en cause n’était pas le moteur principal de l’agression, même s’il a toujours refusé de désigner nommément celui qui l’accompagnait ce jour-là. Baptisé « Sami », le complice présumé n’a jamais pu être identifié. L’auteur des faits devra verser à sa victime 500 euros en réparation de son préjudice matériel et 1 000 euros de son préjudice moral.

SOURCE (La Provence)

Assassinat homophobe: voici le plan tolérance zéro de la ville de Liège

A la suite de l’assassinat à caractère homophobe survenu dans le parc d’Avroy, à Liège, la Ville prend des mesures. Le bourgmestre veut appliquer la tolérance zéro pour ce genre d’actes et former des agents à l’écoute des victimes d’agressions homophobes.

La Ville de Liège se mobilise contre l’homophobie. Au lendemain du nouveau crime homophobe, l’administration veut mettre en place un plan pour lutter contre les agressions de ce type. Des policiers seront formés pour mieux assister les victimes. La décision a été annoncée après l’agression mortelle d’un sexagénaire survenue mercredi. Raphaël Wargnies, le trentenaire responsable des coups de marteau mortels, a été placé sous mandat d’arrêt pour assassinat avec la circonstance aggravante de crime homophobe.

Un plan de tolérance zéro

Cet assassinat intervient moins de trois mois après l’agression mortelle d’un autre homosexuel, Issan Jarfi, à Liège également. Le projet de la ville de Liège est calqué sur celui qui est d’application pour les violences conjugales. La tolérance zéro sera appliquée et des agents référés seront spécifiquement formés à l’écoute des victimes. « Il faut que les personnes victimes de ces agressions se sentent en confiance et qu’elles soient reçues de la meilleure manière, a indiqué Willy Demeyer, bourgmestre socialiste de Liège. C’était déjà le cas, mais nous voulons, avec les associations, accentuer cette pratique. D’autre part, on va pratiquer la tolérance zéro en matière d’agressions homophobes, comme nous le faisons déjà pour les violences partenariales et conjugales« .

Une reconstitution aura lieu

Une reconstitution de l’assassinat aura lieu la nuit prochaine ou vendredi soir dans le parc d’Avroy. Elle aura lieu de nuit pour coller aux circonstances. Pour rappel, Raphaël Wargnies, auteur présumé du crime qui a eu lieu dans la nuit de mardi à mercredi dans le parc d’Avroy à Liège est en aveux complets et n’a pas caché le caractère homophobe de son acte. Il a expliqué aux enquêteurs qu’il en voulait à tous les homosexuels parce que, affirme-t-il, il avait été violé par l’un d’eux lors de l’été 2011 dans le même parc d’Avroy.

SOURCE (RTL)

Agression antisémite contre un élève de Toulouse

Un élève du lycée juif toulousain Ozar Hatorah a été victime d’une agression antisémite dans un train reliant Toulouse à Lyon, a-t-on appris jeudi 5 juillet. Le jeune homme, âgé de 17 ans, fait partie des témoins de la tuerie perpétrée par Mohammed Merah. Les deux agresseurs présumés ont été interpellés et placés en garde à vue.

D’après les premiers éléments de l’enquête, l’adolescent aurait été pris à partie dans un compartiment après que les deux suspects ont remarqué une chaîne avec une étoile de David à son cou. Une information que le jeune homme a démenti auprès du « Progrès », précisant qu’il portait une médaille non distinctive.

« Un adolescent de 17 ans portant un signe religieux distinctif et par ailleurs scolarisé à l’école Ozar Hatorah de Toulouse, a été pris à partie et insulté par deux individus. L’adolescent a ensuite été agressé au niveau de la plate-forme des toilettes par ces deux mêmes individus qui l’ont roué de coups », avait de son côté rapporté le ministère, aussitôt après l’annonce de l’agression.

« Seul l’un des deux a fait référence à mon judaïsme »

« Le Progrès » rapporte une version légèrement différente. Les deux agresseurs auraient pris à partie la victime jugeant qu’il avait une conversation trop bruyante au téléphone. Ils auraient commencé à le rouer de coup avant de découvrir son étoile de David et de proférer des insultes antisémites. « Seule l’intervention d’un passager et des contrôleurs de la SNCF a pu mettre un terme aux violences », explique le ministère de l’Intérieur.

« Le jeune homme a tenté d’apaiser la situation en s’exprimant en arabe, une langue qu’il parle. Mais loin d’apaiser ses agresseurs, ça les a excités davantage », a expliqué son avocat, Me Alain Jakubowicz, et par ailleurs président de la Licra.

Le jeune homme a reçu une interruption temporaire de travail de huit jours. Il a déposé plainte dans la nuit au commissariat de Lyon.

Le caractère antisémite de l’agression en question

« Dans le cadre du début de l’enquête, le caractère antisémite de l’agression n’est pas encore avéré », a prudemment déclaré jeudi soir une source judiciaire, évoquant « des témoignages contradictoires ».

« Les faits de violences sont là, par pluralité d’auteurs et dans un moyen de transport, mais il faut continuer à recueillir des témoignages, notamment des passagers de la rame, pour considérer un caractère antisémite », a précisé cette source.

Les agresseurs présumés en garde à vue

Les deux agresseurs présumés, âgés de 18 ans et d’origine maghrébine selon une source policière, ont été interpellés peu après 11 heures dans un bureau de recrutement de l’armée à Lyon et placés en garde à vue.

« Ces deux jeunes venaient passer des tests pour intégrer l’armée. Ils ont été interpellés dans le centre de recrutement » du quartier général Frère, dans le 7e arrondissement, précise un porte-parole de la zone de défense sud-est.

« Nous avons été prévenus vers 8h30 que deux personnes allaient être interpellées » précise aussi au « Nouvel Observateur » la cellule communication des armées de Lyon, qui indique que l’interpellation des deux jeunes, présents pour passer « les premiers tests de recrutement », s’est déroulée sans heurt.

Selon la source policière, les deux hommes n’avaient pas de casier judiciaire. Les identités des deux agresseurs, qui avaient été contrôlés dans le train, « étaient connues », selon le ministère de l’Intérieur, mais ils n’avaient pas pu être interpellés à leur descente du train.

Une « forme d’acharnement »

« Paris Match » affirme par ailleurs que la victime faisait partie des personnes présentes le jour de la tuerie perpétrée par Mohammed Merah dans l’école juive. Il était à côté de la petite Myriam, abattue par le tueur et avait essayé de faire du bouche à bouche à Gabriel Sandler, un enfant de trois ans, en vain, explique l’hebdomadaire.

A Toulouse, le président de la communauté juive estime que les Juifs sont victimes d’une « forme d’acharnement qui devient insupportable ». De son côté, le président du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme, Sammy Ghozlan, dénonce un « nouvel acte antijuifs » et alerte sur « le fait que la liberté d’aller et venir des juifs de France est compromise ».

Le maire de Toulouse Pierre Cohen a lui aussi condamné l’agression : « La République doit être sévère lorsque les valeurs qu’elle défend sont bafouées ».

Le ministère de l’Intérieur juge pour sa part que « ces actes d’une extrême violence sont inadmissibles » et réaffirme sa volonté de « combattre toutes les résurgences de ce mal profond qu’est l’antisémitisme ».

L’école juive Ozar Hatorah de Toulouse avait été visée par l’une des attaques de Mohamed Merah, dans laquelle avaient péri trois enfants ainsi qu’un jeune professeur. Il avait également reçu 1.300 appels antisémites et des e-mails de menaces après la tuerie du 19 mars, révélait « le Parisien » mercredi. Un homme a été interpellé, suspecté d’être à l’origine de ces « appels malveillants ».

SOURCE (Le Nouvel Observateur)

Doubs: un jeune homosexuel torturé

Un homme de 24 ans soupçonné d’avoir séquestré, torturé et tenté de tuer un ami qui lui avait fait des avances, la nuit dernière dans le Doubs, a été interpellé et placé en garde à vue, a-t-on appris de source judiciaire.

La victime, un jeune homosexuel de 25 ans, a passé la soirée chez le suspect à Ornans. Les deux hommes auraient beaucoup bu. Puis, la victime aurait fait des avances à son hôte, déclenchant sa colère et sa rage.

Pendant près de quatre heures, le jeune homosexuel a été roué de coups, blessé avec un couteau à l’abdomen et brûlé sur tout le corps avec un briquet, a indiqué à l’AFP le parquet de Besançon. Vers 3h ce mercredi, le jeune homme a finalement réussi à alerter sa sœur par téléphone, alors que son agresseur l’avait menacé de mort.

Les gendarmes ont interpellé le suspect dans son appartement. Le jeune homme a été hospitalisé dans un état grave, mais ses jours ne sont plus en danger. Il devra subir plusieurs opérations pendant une période d’hospitalisation d’au moins quinze jours.

SOURCE (Le Figaro)

Lyon: Deux restaurants de Saint-Jean cibles d’insultes racistes.

« Un tel acharnement, je n’ai jamais vu ça de ma vie ». Attablé à la terrasse d’un de ses restaurants, Mohamed Chikha jette fréquemment des regards autour de lui. Encore aujourd’hui, trois semaines après l’agression, que lui et son personnel ont subie, il n’est pas rassuré. « On a tous peur que ça recommence », souffle-t-il. « Ça » remonte à la nuit du 8 au 9 juin. Il est minuit passé et le terrassier range le mobilier de « Chez Louise » et « La Grange », deux bouchons lyonnais de la place du Change, à Saint-Jean (Lyon 5 e). Un groupe s’approche et l’un d’eux s’amuse à uriner sur les plantes. Le terrassier se fâche, l’homme aurait répliqué avec des insultes racistes : « La France aux Français », etc. Inquiet, l’employé appelle son patron à l’aide. « J’étais à la caisse, raconte Mohamed Chikha. Je leur ai demandé de partir. »

Le groupe disparaît, mais quelques minutes plus tard, ils sont de retour, bien plus nombreux. Selon le responsable de l’établissement, une quinzaine d’hommes, dont certains munis de barres et de poings américains, commencent à bousculer et à casser le mobilier, à taper sur les bacs. Un membre de la famille, Hamid, essaie de s’interposer. « Ils nous ont frappés avec des ceintures. J’ai reçu un violent coup sur la tête et le genou. » Hamid sera le plus grièvement blessé, avec dix points de suture sur le crâne et une ITT supérieure à huit jours. Dans la bagarre qui a suivi, le terrassier a été frappé, ainsi que le patron des deux bouchons. En entendant le vacarme, un passant s’est précipité : « J’ai aperçu une dizaine d’hommes prenant la fuite. La terrasse était saccagée et les gens médusés d’avoir entendu des slogans à connotation nationaliste ». Le directeur de cabinet du maire du 5 e arrondissement, arrivé très vite sur les lieux, a constaté les dégâts. Pour les enquêteurs, s’il y a bien eu des insultes à caractère islamophobe au début du différend, il paraît prématuré de parler d’« agression raciste ». Le commissariat du 5 e cherche à identifier les auteurs présumés des dégradations et injures.

L’avocate des trois victimes, Faten Mazigh est catégorique : « C’était une agression sauvage et raciste. Depuis, les serveurs travaillent la peur au ventre. Ils ont subi un choc psychologique ». Quant à Mohamed Chikha, sa décision est prise : il vend ses commerces. Deux de ses salariés ont déjà démissionné.

SOURCE (Le Progrès)

Toulouse: Un étudiant gravement blessé.

Le 1er avril, une vingtaine d’individus à mi-chemin entre Ultras et extrême droite ont effectué un raid à Arnaud-Bernard. Un étudiant Chilien a été grièvement blessé. La police lance un appel à témoins.

Toujours hospitalisé, Manuel Andrés Pardo se remet doucement de sa fracture du crâne. Cet étudiant chilien de 36 ans, qui poursuivait des études d’anthropologie sociale et historique à l’université de Toulouse-Mirail ne se souvient plus de sa soirée du 31 mars.

« Même si ses idées se rapprochent de la gauche, il ne se définit pas comme un militant de l’ultra gauche, encore moins un membre actif de cette mouvance, prévient un proche du dossier. Il aime la musique qui était jouée ce soir-là à Arnaud-Bernard. Il pense que cela explique sa présence sur place. »

Fracture du crâne

Un goût pour la musique qui a failli lui coûter la vie et dont il gardera des séquelles. Tout cela à cause d’une « descente », d’un « raid » mené par un groupe de quinze à vingt personnes débarquées en groupe, parfois le visage dissimulé, avec la volonté de « casser » du gauchiste.

L’enquête de police retrace que ce groupe, après avoir bousculé de manière agressive des personnes qui assistaient au concert, s’est rassemblé devant le bar « Le Communard », où les partisans de l’ultra gauche ont leurs habitudes. Ils ont alors entonné des chants nazis (!) et lâcher quelques « Sieg heil » la main droite bien tendue… Plusieurs d’entre eux se sont ensuite rué dans un kebab de la place pour fracasser le mobilier, les clients présents et le patron qui a été assommé avec une chaise.

Le groupe s’est enfui vers la place Saint-Sernin via la rue Gatien-Arnoult. C’est là que Manuel Andrés Pardo a été frappé par un coup de pied à la poitrine. Et c’est en chutant que sa tête s’est fracturée contre le trottoir… Les agresseurs, qui seraient proches des milieux hooligans et de l’extrême droite selon les investigations de la police, ont pris la fuite en voiture.

Les suites de cette affaire:

http://www.ladepeche.fr/article/2012/06/28/1389268-etudiant-chilien-agresse-coup-de-filet-dans-les-milieux-d-extreme-droite.html

http://www.ladepeche.fr/article/2012/06/29/1389646-etudiant-agresse-vers-une-mise-en-examen-des-identitaires.html

http://www.ladepeche.fr/article/2012/06/30/1390944-ivre-la-mere-de-famille-met-un-direct-au-policier.html

SOURCE (La dépêche)

Coups de couteau lors d’un concert punk le 21 juin à Genève.

Le chanteur d’un groupe genevois a dû être transporté à l’Hôpital dans la nuit de vendredi à samedi à la suite d’une altercation loin d’être anodine. Elle aurait opposé sympathisants d’extrême droite et d’extrême gauche.

Dans la nuit de vendredi à samedi, vers 1 h du matin, un trentenaire reçoit trois coups de couteau aux Bastions, lors de la Fête de la musique. La police annonce alors l’ouverture d’une enquête et dit privilégier la piste de l’altercation entre deux individus. Selon nos informations, c’est pourtant suite à une «explication» entre groupes rivaux – fascistes d’un côté, antifascistes de l’autre – que les coups ont été portés.

La scène se déroule environ une heure après le concert d’un groupe genevois issu du «milieu punk» pour reprendre les mots choisis par un porte-parole de la police cantonale que nous avons contacté ce mardi après-midi. Selon plusieurs sources, une poignée de fascistes se trouve à proximité de la scène. Plusieurs sympathisants d’extrême gauche auraient perçu cette présence comme une provocation. Et c’est alors qu’une bagarre éclate.

Au cours de cette explication, le chanteur du groupe genevois qui s’était produit entre 23 h à minuit, reçoit trois coups de couteau: au ventre, à la cuisse et à la main. Il doit être conduit à l’Hôpital. Opéré, il a dû rester quatre jours en observation. Il devait retrouver son domicile ce mardi après-midi.

Quant à l’agresseur présumé, il est actuellement recherché par la police qui dit l’avoir identifié. Ce Français de 27 ans, connu de la justice genevoise, fréquente les milieux d’extrême droite. Sur le Web, on a notamment pu voir une photo de lui aux côtés du chef du groupe fasciste italien Casapound.

Porte-parole de la police cantonale, Patrick Pulh confirme qu’un individu est recherché. Il refuse, en revanche, d’entrer en matière sur le caractère politique de l’agression. Quoi qu’il en soit, les mouvements antifascistes annoncent déjà qu’un rassemblement «en soutien à notre ami poignardé par un néonazi» aura lieu samedi, à 14 h, sur la plaine de Plainpalais.

Leur presse – Tribunal De Genève, 26/06/2012, 17h02

Voici le témoignage de la victime principale en vidéo.

Merci à Le Chat Noir Emeutier